Guide occasion
Une murder party pour un EVJF ou un EVG
Sommaire
- Pourquoi le jeu convient à un EVJF ou à un EVG
- Quel rôle pour la future mariée ou le futur marié ?
- Qui organise, et quel soir du week-end
- Comment mélanger des invités qui ne se connaissent pas ?
- Que faire des gages, des déguisements et de l’alcool ?
- Quel scénario choisir pour un EVJF ou un EVG ?
- Cinq erreurs propres à un EVJF ou à un EVG
- Questions fréquentes
Un EVJF ou un EVG cumule trois contraintes : des invités qui ne se connaissent qu’à moitié, un budget déjà lourd par personne, et l’envie d’une soirée que le groupe racontera le jour du mariage. Une murder party répond aux trois. Ce guide traite ce qui est propre à un enterrement de vie de célibataire ; la méthode générale est dans notre guide pour organiser une murder party.
Pourquoi le jeu convient à un EVJF ou à un EVG
Un EVJF ou un EVG réunit des gens qui ne se sont jamais croisés : les amis d’enfance, ceux de la fac, les collègues, parfois une sœur, un frère ou un cousin. Leur seul point commun est la personne célébrée. Dans une soirée ordinaire, chaque cercle reste entre soi. Le jeu donne à la collègue et à l’amie d’enfance un secret en commun, au cousin et au copain de fac une raison de se soupçonner, et il les oblige à se parler pendant trois heures. À la fin de la soirée, le groupe a une histoire à lui.
Le budget pèse aussi dans le choix. Un atelier, un escape game ou un karting coûtent à partir d’environ 25 € par personne pour une ou deux heures. Une murder party coûte 15 à 70 € pour tout le groupe, soit, le plus souvent, 2,50 à 6 € par personne, et occupe une soirée entière. Elle se joue là où vous dormez, donc sans trajet, sans créneau à réserver et sans supplément.
Quel rôle pour la future mariée ou le futur marié ?
La personne célébrée joue, et ne s’occupe de rien : ni du choix du scénario, ni du livret, ni des rôles. Donnez-lui un personnage que l’intrigue place au centre, celui que tout le monde doit interroger dans la soirée. Si elle aime la scène, confiez-lui le rôle le plus théâtral du scénario. Si elle est discrète, un personnage chargé de secrets produit le même effet : les autres viennent à elle, sans qu’elle ait à se mettre en avant.
Annoncez-lui le principe à l’avance, parce qu’un joueur prévenu arrive avec son accessoire et l’envie d’enquêter, alors qu’un joueur surpris passe le début de soirée à comprendre ce qu’on attend de lui. Gardez secrets le scénario, son rôle exact et le coupable jusqu’au soir. La surprise porte sur l’histoire.
Qui organise, et quel soir du week-end
L’hôte est la personne qui organise déjà le week-end, le témoin le plus souvent. Dans un scénario guidé par un livret, ce rôle ne demande aucune expérience : le livret dit quoi lancer et à quelle heure. L’hôte ne joue pas d’enquêteur. Il sait ce que chacun cache et regarde ses amis mentir toute la soirée : il en voit plus que n’importe quel joueur.
Jouez le samedi soir. Le groupe s’est rencontré la veille et dans la journée, les activités sont faites, personne ne doit conduire. Le vendredi soir, les derniers arrivent fatigués et en retard ; le dimanche, chacun regarde l’heure de son train. Si le week-end tient sur une seule journée, jouez le soir après un apéritif court, et servez le dîner en buffet pendant l’enquête.
Comment mélanger des invités qui ne se connaissent pas ?
Quand vous attribuez les rôles, reliez par l’intrigue des personnes qui ne se connaissent pas. L’amie d’enfance devient l’alliée de la collègue de bureau ; le cousin doit soutirer un secret au copain de fac. Ne liez pas les personnages de deux amis qui se connaissent depuis quinze ans : ils n’ont pas besoin du jeu pour se parler.
Ce travail demande de connaître les personnages et le groupe. Lisez la liste des rôles deux semaines avant la soirée, et demandez à la personne célébrée qui connaît qui, sans rien lui dire du scénario. L’attribution des rôles compte autant que le choix du scénario : c’est elle qui décide si les cercles se mélangent ou restent chacun dans leur coin du salon.
Que faire des gages, des déguisements et de l’alcool ?
Placez les gages à l’apéritif ou après la révélation, jamais pendant l’enquête. Un gage toutes les vingt minutes coupe les conversations au moment où elles avancent, et les joueurs sortent de leur personnage. Le grand gage final peut en revanche se décider par le jeu : celui qui a voté pour un innocent, ou l’innocent que tout le monde a accusé, s’en charge.
L’accessoire du personnage remplace le thème de déguisement imposé, et il coûte moins cher. Si le groupe veut un thème pour tout le week-end, prenez celui du scénario : les costumes servent dès le vendredi et personne n’a deux tenues à prévoir. Notre guide du déguisement montre comment habiller un personnage avec sa garde-robe.
L’apéritif et le jeu vont ensemble, à une condition : expliquez les règles avant le deuxième verre. Après deux verres, personne n’écoute et l’enquête part mal. Ensuite, un verre à la main n’empêche pas d’enquêter, tant que chacun suit encore les indices.
Prenez deux photos : le groupe en costume avant le brief, quand tout le monde est frais, et les visages au moment de la révélation, quand le coupable est nommé. Désignez quelqu’un pour la seconde, sinon personne n’y pense.
Quel scénario choisir pour un EVJF ou un EVG ?
Trois critères comptent pour cette occasion. Vérifiez d’abord que les personnages s’adaptent à la composition du groupe. Beaucoup de scénarios fixent le nombre d’hommes et de femmes. Dans un EVJF entièrement féminin ou un EVG entièrement masculin, une partie des joueurs hérite alors d’un personnage de l’autre sexe ou d’un rôle secondaire écrit pour compléter l’effectif. Les scénarios qui personnalisent les prénoms et les genres à partir de votre liste évitent ce problème.
Comptez ensuite un personnage complet par joueur, hôte non compris : un joueur sans secret ni objectif n’a rien à faire pendant trois heures. Choisissez enfin un ton que la belle-sœur ou le beau-frère supportent autant que les amis proches. En cas de doute, un polar contemporain réunit plus de monde qu’un thème d’époque ou qu’une histoire d’horreur.
Cinq erreurs propres à un EVJF ou à un EVG
- Le groupe joue le vendredi soir, à l’arrivée. Les derniers arrivent en retard et fatigués, et l’enquête commence sans eux. Jouez le samedi soir, quand le groupe est posé.
- La personne célébrée organise sa propre soirée. Elle passe le week-end le nez dans le livret. Le témoin, ou la personne qui organise déjà le week-end, tient le rôle d’hôte.
- Un gage tombe toutes les vingt minutes en pleine enquête. Les conversations se coupent et les joueurs sortent de leur personnage. Gardez les gages pour l’apéritif ou pour après la révélation.
- Le témoin achète le scénario sans vérifier la composition du groupe. Un groupe entièrement féminin ou masculin se retrouve avec des personnages de l’autre sexe ou des rôles secondaires. Vérifiez la liste des personnages avant de payer.
- L’hôte explique les règles après l’apéritif. Après deux verres, personne n’écoute et l’enquête part mal. Faites le brief avant le deuxième verre : dix minutes suffisent.
Questions fréquentes
Quel budget pour une murder party d’EVJF ou d’EVG ?
Le jeu coûte 15 à 70 € selon le format, pour tout le groupe, soit, le plus souvent, 2,50 à 6 € par personne. Un atelier, un karting ou un escape game coûtent à partir d’environ 25 € par personne pour une ou deux heures. Le reste du budget part dans le lieu et les boissons.
Le jeu fonctionne-t-il pour un groupe entièrement féminin ou entièrement masculin ?
Oui, à condition de vérifier avant l’achat que les personnages s’adaptent à la composition du groupe. Beaucoup de scénarios fixent le nombre d’hommes et de femmes ; ceux qui personnalisent les prénoms et les genres s’ajustent à votre liste d’invités. Pour un EVJF ou un EVG, c’est le premier critère de choix.
Combien faut-il de participants ?
Comptez huit à douze personnes, hôte compris : beaucoup de scénarios de soirée complète sont écrits pour cet effectif. À cinq ou six, prenez un scénario écrit pour ce nombre ; à sept, un scénario écrit pour sept. Au-delà de douze, jouez deux parties en parallèle, ou invitez tout le monde à l’apéritif et gardez un noyau de douze pour l’enquête.
La future mariée ou le futur marié doit-il être au courant ?
Dites-lui le principe : venir avec un accessoire et l’envie de jouer. Gardez le scénario secret : l’intrigue, son rôle et le coupable se découvrent le soir même. La personne célébrée sait qu’elle va enquêter, sans savoir sur quoi.
Peut-on jouer dans un gîte ou un Airbnb ?
Oui, et une maison louée convient bien au jeu : personne n’est chez soi, donc personne ne se lève pour ranger en pleine enquête, et les chambres servent aux apartés. À la réservation, vérifiez que le salon peut réunir tout le groupe et que le wifi ou la 4G passe si le scénario utilise une application.
Et si le groupe a déjà prévu des gages et des défis ?
Gardez les gages et l’enquête, mais séparez-les : les gages à l’apéritif ou après la révélation, l’enquête entre les deux, d’un bloc. Un gage toutes les vingt minutes en pleine enquête coupe les conversations et sort les joueurs de leur personnage. Le grand gage final peut attendre la révélation : celui qui a voté pour un innocent s’en charge.
Si la composition du groupe est votre premier critère, notre murder party à faire chez soi, pour huit à douze personnes, ajuste les prénoms, les genres et l’effectif à votre liste d’invités.